L’AES renforce sa force unifiée : 6 000 soldats désormais mobilisés pour défendre la souveraineté du Sahel

L’AES renforce sa force unifiée : 6 000 soldats désormais mobilisés pour défendre la souveraineté du Sahel© AES INFO
Des soldats de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) lors d’un rassemblement militaire
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Face à une insécurité persistante et des menaces jugées de plus en plus sophistiquées, l’Alliance des États du Sahel (AES) augmente les effectifs de sa force conjointe de 5 000 à 6 000 soldats. Une décision annoncée par le président nigérien Abdourahamane Tiani pour renforcer la capacité d’intervention des trois pays membres.

La Confédération de l’Alliance des États du Sahel poursuit la structuration de son dispositif militaire commun. Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a annoncé que l’effectif de la force unifiée passait officiellement de 5 000 à 6 000 hommes. L’annonce a été faite lors d’un entretien accordé à la télévision publique nigérienne.

Lancée le 20 décembre 2025 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la force conjointe a été initialement dotée de 5 000 soldats. Cette structure régionale a pour mission de lutter contre les groupes terroristes et les réseaux criminels actifs dans la zone sahélienne, tout en assurant la défense de la souveraineté des trois États membres.

Des menaces jugées de plus en plus sophistiquées

Pour justifier cette montée en puissance, le chef de l’État nigérien a mis en avant l’évolution des moyens employés par les groupes terroristes. « Nous sommes conscients que les mercenaires bénéficient de soutiens matériels, financiers et en armement ainsi qu’en renseignements de très haute technologie », a-t-il déclaré.

Dans le même entretien, il a précisé que « l’effectif avait été revu à la hausse, passant à 6 000 hommes au lieu des 5 000 initialement prévus, afin que la Force puisse faire face à toute éventualité ». Cette adaptation vise à améliorer la réactivité et la coordination des unités engagées sur le terrain, dans un contexte marqué par la multiplication des attaques et des actions de déstabilisation.

La région reste confrontée à une instabilité persistante. Les médias rappellent notamment l’attaque du 29 janvier 2026 contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, ainsi que le blocus de l’approvisionnement en carburant imposé au Mali. Des actions que les autorités présentent comme des tentatives visant à fragiliser les autorités en place.

Le président nigérien a ainsi affirmé que ces opérations cherchaient à faire croire « que les putschistes ne peuvent pas diriger ces pays ».

Une stratégie d’autonomie assumée

Au-delà du seul aspect militaire, cette décision s’inscrit dans une orientation politique plus large. Les trois pays, anciennes colonies françaises, ont quitté la CEDEAO, qu’ils accusent d’être influencée par certaines puissances étrangères, dont la France. Cette rupture marque une volonté affirmée de redéfinir les partenariats et de privilégier une approche souveraine des questions sécuritaires.

La force unifiée a été organisée afin d’optimiser la chaîne de commandement, d’améliorer le partage du renseignement et de renforcer la logistique. En portant ses effectifs à 6 000 hommes, l’AES entend ainsi consolider une réponse commune face aux violences transfrontalières et affirmer sa capacité à assurer elle-même la sécurité de son territoire. Une étape supplémentaire dans la construction d’un dispositif régional autonome, présenté par ses dirigeants comme une condition essentielle de stabilité et de souveraineté au Sahel.

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