«Ils ne vont pas nous coûter cher» : quand Mélenchon raillait les velléités du Parti socialiste

«Ils ne vont pas nous coûter cher» : quand Mélenchon raillait les velléités du Parti socialiste© Samuel Boivin/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
De gauche à droite : la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, l'adjointe à la mairie de Paris Léa Filoche, le député LFI François Ruffin, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot et le député PS Boris Vallaud, le 10 janvier 2023. [Photo d'illustration]
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Alors que les listes du Parti socialiste et de La France insoumise ont fusionné dans plusieurs communes en vue du second tour des municipales, alors même que le PS a affirmé prendre ses distances avec le parti mélenchoniste, l’extrait d’un meeting de Jean-Luc Mélenchon moquant cette volonté de rupture a refait surface ces derniers jours.

Pour les anciens camarades de Jean-Luc Mélenchon, la soupe serait-elle trop bonne ? Alors que des fusions et « accords techniques » ont été conclus à travers la France entre La France insoumise (LFI) et le Parti socialiste (PS), une ancienne déclaration de Jean-Luc Mélenchon a refait surface sur les réseaux sociaux.

Lors d’un meeting à Bondy, début mars, le leader insoumis ironisait sur les promesses de rupture du PS. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter », lançait-il, dénonçant des arrangements de second tour déjà prévisibles.

Et d'enfoncer le clou : « Quand ils disent qu’il n’y aura pas d’accord national, cela veut dire : “faites votre tambouille localement”. »

La veille de ce rassemblement, le bureau national du PS avait adopté une résolution condamnant publiquement « les caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon, promettant de ne pas conclure d’accord national ni au premier, ni au second tour des législatives à venir.

Le PS avait toutefois précisé qu'« au second tour, si le risque de victoire du Rassemblement national existe, une règle s'impose : celle du désistement républicain ».

Revirement à Nantes : la maire plaide le « choix de raison »

« Tous ceux qui se reconnaissent dans les propos de Jean-Luc Mélenchon ne peuvent pas être avec nous sur les listes, c’est aussi simple que cela », avait déclaré quelques jours plus tôt, face aux journalistes, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Pourtant, à Toulouse, Limoges, Avignon ou encore à Tulle — fief de l’ancien président socialiste François Hollande —, des accords de fusion de listes ont été conclus entre PS et LFI. À Brest, Clermont-Ferrand, ou encore à Nantes – où la maire sortante Johanna Rolland déclarait fin 2025 qu’« il n’y aura pas d’accord avec la France insoumise ». « En responsabilité, j’ai fait un choix de raison », a-t-elle déclaré le 17 mars devant la presse, évoquant un « accord technique ».

Olivier Faure, quant à lui, a réaffirmé au soir du premier tour qu’« il n’y aura pas d’accord national entre le PS et LFI ». Le lendemain, interrogé sur le plateau d’une chaîne publique concernant l’alliance passée à Toulouse entre le candidat de son parti, François Briançon, et celui de LFI François Piquemal, « alors même qu’il n’y a pas de menace du Rassemblement national, puisque c’est un candidat du centre droit que vous affrontez », le numéro 1 du PS répond : « Si j’étais habitant à Toulouse, je voterais François Piquemal. »

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