Banlieue sud de Beyrouth : une nuit d’exode et de bombardements

Banlieue sud de Beyrouth : une nuit d’exode et de bombardements© Getty Images
Frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth.
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L’ordre d’évacuation israélien visant la banlieue sud de Beyrouth a provoqué un exode massif et chaotique. Des centaines de milliers d’habitants ont fui sans solution d’hébergement. Dans la nuit, l’aviation israélienne a bombardé la zone à de nombreuses reprises, plongeant les civils dans une nuit de peur et de chaos.

La banlieue sud de Beyrouth a vécu l’une des journées les plus sombres de son histoire récente. Le 5 mars, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation massive de plusieurs quartiers densément peuplés, Haret Hreik, Bourj el-Brajné, Hadath et Chiyah, provoquant un mouvement de panique et un exode chaotique de centaines de milliers d’habitants. Dans les rues, les familles fuient comme elles peuvent, parfois sans bagages, espérant seulement échapper aux frappes annoncées.

Au micro de L’Orient-Le Jour, de nombreux habitants racontent leur désarroi. À Chiyah, Hussein Ayash explique que sa mère de 73 ans refuse de quitter son logement malgré l’ordre d’évacuation. « Elle préfère mourir chez elle plutôt que de se retrouver à la rue », confie-t-il. Faute de solution, il a choisi de rester à ses côtés. D’autres habitants ont tenté de partir mais se sont retrouvés pris dans d’immenses embouteillages autour de Beyrouth.

Nuit infernale

À Bourj el-Brajné, Sara raconte également au micro du quotidien libanais sa peur et son impuissance. « Où voulez-vous qu’on aille ? Nous ne sommes les bienvenus nulle part », explique-t-elle, évoquant la frappe survenue la veille à quelques centaines de mètres de son domicile. Dans son immeuble, certaines familles ont décidé de rester, tandis que d’autres préparent leurs valises pour dormir dans leur voiture, faute de logement ailleurs.

Sur les routes, la fuite a rapidement tourné au chaos. Les principaux axes autour de la capitale sont saturés de véhicules transportant des familles entières, parfois entassées sur des motos ou dans des camionnettes chargées à la hâte. Sur l’autoroute vers Damas ou celle du Metn, la circulation est paralysée. Beaucoup d’habitants n’ont nulle part où aller et se retrouvent contraints de passer la nuit dehors, dans leur voiture ou sur les trottoirs.

Quelques heures seulement après cet ordre d’évacuation inédit, l’aviation israélienne a lancé une série de bombardements massifs sur la banlieue sud. Dans la nuit du 5 au 6 mars, au moins onze frappes ont visé différents quartiers de la zone, tandis que des dizaines d’autres raids étaient menés dans le sud du Liban et dans la Bekaa. Les explosions ont retenti pendant des heures, plongeant la capitale dans une atmosphère de peur et d’incertitude.

Cette journée a transformé la banlieue sud en scène d’exode et de détresse humanitaire. Des familles entières ont fui sans destination claire, poussées sur les routes par la crainte des bombardements. Pour beaucoup d’habitants, cette nuit restera celle d’un véritable enfer.

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