La loi sur le statut de la chefferie coutumière et traditionnelle saluée au Burkina Faso
© X / MATM Burkina FasoLe pays reconnaît officiellement le statut de la chefferie coutumière et traditionnelle, qui est désormais encadré par un texte juridique élaboré dans le respect du droit et de la Constitution du pays. En tant que garants de la paix sociale, ces chefs sont tenus à la neutralité tant politique que syndicale.
Lors d’une réunion du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité Emile Zerbo, avec une délégation du Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle, conduite par le Ouidi Naaba de Ouagadougou, représentant Sa Majesté le Moogho Naaba Baongho à Ouagadougou le 17 avril, les discussions ont porté sur l’adoption du statut de la chefferie coutumière et traditionnelle qui avait été couché sur papier plus tôt cette année, à la date du 14 janvier.
Saluant le processus initié par ce texte, la délégation a souligné l’esprit d’ouverture, de dialogue et de concertation dans lequel il avait été rédigé, rapporte le site d’information local Faso 7. Elle a en outre fait part de sa volonté de collaborer avec le gouvernement pour une mise en œuvre efficace de la loi. Un engagement qui a été à son tour salué par le ministre Emile Zerbo, qui a réaffirmé son engagement à rendre le texte opérationnel.
Un cadre juridique pour encadrer le rôle de la chefferie coutumière et traditionnelle
Les termes de la loi sur la chefferie coutumière et traditionnelle visent à accorder un cadre juridique à ce rôle social en définissant ses activités et en l’intégrant dans l’ordonnancement juridique de l’État burkinabè, et ce dans le respect de la Constitution et du droit positif.
Concernant les rangs, la loi reconnaît sous l’appellation de chef coutumier un roi, un ministre, un émir, un chef de canton, un chef de village, un chef de terre, ou encore un chef cultuel. Toutes ces autorités disposent désormais d’une autorité morale et de référence dans leurs communautés qui est désormais reconnue autant sur les plans juridique qu'institutionnel.
S'agissant des aspects politique et syndical, les chefs coutumiers et traditionnels sont tenus à la neutralité selon la loi et ne peuvent s’engager dans aucune organisation politique ou syndicale, une condition essentielle pour garantir la préservation de leur rôle de médiateurs et de piliers de la paix sociale dans les régions sous leur autorité au Burkina Faso.