France : Bruno Retailleau se lance dans la course à l’Élysée pour 2027
© Capture d'écran TF1Bruno Retailleau, président des Républicains, a officialisé le 12 février sa candidature à la présidentielle de 2027. L’ancien ministre de l’Intérieur trace une route droitière, axée sur l’ordre, la souveraineté et la refondation économique, pour «relever» une France qu’il juge en déclin.
La déclaration du désormais candidat Retailleau marque un tournant pour la droite : après des mois de maturation, le Vendéen assume pleinement son ambition, porté par un projet « résolu et calme », loin des « slogans faciles ».
J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle. pic.twitter.com/nG8ZHFF4ly
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 12, 2026
Il invite les Français à un sursaut collectif, contre l’« affaissement » du pays.
Un pari sur le sérieux et la fermeté
Bruno Retailleau président des Républicains (LR) revendique une campagne contre une France « qui s’enfonce ». Immédiatement, les soutiens se sont multipliés au sein de LR. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy a salué un homme d’« intégrité » et de « courage », capable de « rendre à notre démocratie le pouvoir de décider ».
Par son intégrité, son courage, sa constance, @BrunoRetailleau peut rendre à notre démocratie le pouvoir de décider, et relever le pays. Il ne sera pas le candidat des slogans faciles et des promesses en l’air, mais d’une parole qui prenne enfin les Français au sérieux. La… https://t.co/7gG03XZ6CH
— Fx Bellamy (@fxbellamy) February 12, 2026
Julien Aubert, autre figure droitière, évoque un programme pour « la souveraineté de la France, le recours au référendum, l’écologie de progrès, la liberté ».
Dans un long entretien au Figaro Magazine, Retailleau détaille son diagnostic : « Je suis candidat parce que j’aime mon pays et que je veux qu’il se relève. […] Je ne supporte plus de voir la France s’affaisser et les Français s’appauvrir ». L’ancien ministre qui dit vouloir « renverser la table » cible l’immigration, « devenue une charge insupportable », prônant quotas, fin du regroupement familial abusif et primauté du droit national sur les engagements européens. Sur l’économie, il promet de « favoriser le travail, pas l’assistanat » : suppression des impôts de production, convergence salaire net-brut, et 120 milliards d’économies via réformes des retraites et de l’assurance-chômage.
Merci à @PatrickMartin_1 et au @medef pour cet échange constructif. Produire plus, réindustrialiser, simplifier : la France a besoin d’un cap clair. Nous porterons des réformes ambitieuses pour libérer le travail et soutenir ceux qui entreprennent. https://t.co/SjbOmldkRp
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 11, 2026
Son passage à Beauvau (2024-2025) l’a révélé au grand public, comme le montre un sondage Ifop pour Le Figaro : 64 % des Français le jugent « sérieux », 57 % « courageux ».
Pourtant, des failles persistent : perçu comme «arrogant» par 53 % des macronistes, il peine chez les jeunes (29 % le voient proche de leurs préoccupations).
Il devra aussi convaincre son propre camp, à commencer par son concurrent malheureux lors de la primaire de la droite Laurent Wauquiez, qui, via SMS, plaide pour « une seule candidature de toute la droite », au-delà de LR, selon Le Figaro.
À droite, le débat sur la primaire revient ainsi : les militants voteront-ils un mode de départage élargi, incluant Darmanin ou Knafo ? Retailleau, lui, « trace sa route », se disant prêt à se plier au verdict des adhérents.