Shamonda : un nouveau virus se propage rapidement chez les bovins français

Shamonda : un nouveau virus se propage rapidement chez les bovins français© Horacio Villalobos/Corbis Source: Gettyimages.ru
Des vaches de race Montbéliarde paissent dans un champ du département du Jura, le 20 août 2026 à Andelot-en-Montagne dans l'Est de la France.
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Détecté cet été, le virus Shamonda touche déjà 22 départements. Transmis par des moucherons, il provoque fièvre et baisse de production laitière chez les vaches, mais ne présente aucun risque pour l'homme.

Apparu au début de l’été 2026 dans l’est de la France, le virus Shamonda, également appelé Shamonda européen, se répand à grande vitesse dans les élevages bovins. Selon le dernier bulletin de la Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale, 22 départements sont désormais concernés, après des premiers cas dans le Doubs, l’Ain, la Savoie et la Haute-Savoie.

Une maladie bénigne mais sous surveillance

C’est une nouvelle menace pour les élevages dont l’exécutif se serait bien passé moins d’un an après l’épisode de la dermatose nodulaire

Identifié par l’École nationale vétérinaire de Toulouse, ce virus de la famille des orthobunyavirus était jusqu’ici connu en Afrique et au Japon. Il circule aussi en Suisse, au Liechtenstein, aux Pays-Bas et en Allemagne où un variant inquiète les éleveurs.

Transmis par les culicoïdes, de petits moucherons, il provoque chez les vaches laitières une diarrhée d'un à six jours, un abattement, une anorexie et parfois de la fièvre, accompagnés d’une nette baisse de production de lait. « Je pense que la gravité de cette épizootie est modérée. On n’est pas sur un scénario catastrophe », estime Jean-Luc Guérin, professeur à l'ENVT, dans les colonnes du média agricole spécialisé Réussir.

La phase aiguë reste généralement bénigne. En revanche, une infection pendant la gestation pourrait entraîner des avortements ou des malformations chez les veaux, comme pour le virus de Schmallenberg. En Suisse, des troubles neurologiques ont déjà été signalés chez des chevaux.

Sur X, des réactions pointent du doigt les échanges internationaux : « Des virus venus d’ailleurs pour détruire l’élevage français », relaye un internaute en partageant l’actualité dans un contexte de défiance après le passage en force du traité avec le Mercosur.  

Le dérèglement climatique et l’intensification du commerce favorisent la progression de ces insectes vecteurs. Le virus n’est pas réglementé au niveau français, européen ou international.

Aucune restriction de mouvement des animaux n’est imposée, et il n’existe pas encore de vaccin.

Les autorités recommandent de protéger les troupeaux contre les moucherons et de surveiller les impacts sur la reproduction. Aucun risque n’a pour l’heure été identifié pour la santé humaine ni pour la consommation de lait ou de viande.

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