En direct: L’Iran n’obéit pas à Trump mais un cessez-le-feu de 45 jours reste possible
Source: Gettyimages.ruEn réponse à la demande de Donald Trump d'ouvrir le détroit d'Ormuz, les ambassades d’Iran ironisent en disant qu'elles ont «perdu les clés», et celles de rechange «sous un pot de fleurs» ne sont utilisées que «pour les amis». Bien qu'Axios fasse état de négociations de cessez-le-feu, la situation au Moyen-Orient se détériore.
L’Iran annonce de nouvelles frappes contre des cibles américaines et israéliennes dans la région
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir visé plusieurs installations liées aux États-Unis et à Israël au Moyen-Orient. Selon le communiqué, des frappes ont touché notamment une raffinerie alimentant l’aviation israélienne, des installations gazières d’ExxonMobil et de Chevron aux Émirats arabes unis, ainsi qu’un site pétrochimique américain à Abou Dhabi.
De plus, les forces navales et aérospatiales iraniennes ont frappé plusieurs cibles dans le Golfe, dont un point de rassemblement de militaires américains près d’une base au Koweït, un navire dans le port de Jebel Ali aux Émirats arabes unis et des installations liées à Israël dans la région.
Financial Times : la crise énergétique européenne pourrait avoir des répercussions financières
Des responsables européens craignent que la crise énergétique engendrée par la guerre au Moyen-Orient ne prenne des proportions financières, rapporte le Financial Times, citant des sources. D'après le journal, la Commission européenne exige des États membres qu'ils limitent la durée et la portée des subventions énergétiques, des allégements fiscaux et autres incitations, car le choc de la guerre dans la région pourrait dégénérer en crise budgétaire.
Dans une interview accordée au Financial Times, le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, a souligné que la situation dans un secteur économique peut affecter l'ensemble de la société. Selon lui, il existe une forte probabilité que la guerre contre l'Iran entraîne une hausse de l'inflation, avec toutes les conséquences qui en découlent. Jorgensen a insisté sur le fait que les mesures de soutien doivent être de courte durée, sous peine de provoquer des arrêts de production.
« Je ne peux pas respirer ! » : l'ambassade d'Iran en Bulgarie publie une caricature de Trump bloqué dans le détroit d'Ormuz
La diplomatie iranienne continue de tourner en dérision les exigences de Donald Trump d'ouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz. Cette fois-ci, l'ambassade d'Iran en Bulgarie a publié une caricature du président américain, bloqué dans le détroit et criant : « Je ne peux pas respirer ! »
Trump right now pic.twitter.com/XfsBMOnzOR
— Embassy of Iran in Bulgaria (@IRANinBULGARIA) April 4, 2026Le chef du renseignement du CGRI tué dans une attaque israélo-américaine
Le chef de la direction du renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), Majid Khademi, a été tué dans une attaque israélo-américaine, annonce le service de presse du CGRI, cité par l'agence de presse Mehr. Khademi avait été nommé à la tête du renseignement durant l'été 2025.
Son prédécesseur, Mohammad Kazemi, avait été tué lors de frappes israéliennes en juin dernier. Plusieurs autres hauts responsables militaires iraniens avaient péri dans cette attaque, dont le commandant du CGRI, Hossein Salami, ainsi que des physiciens nucléaires.
L'Iran ripostera de la même manière si les États-Unis attaquent ses infrastructures, avertit la diplomatie iranienne
Les forces armées iraniennes ont clairement indiqué que Téhéran riposterait de la même manière si les États-Unis attaquaient des infrastructures iraniennes, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei. Il a précisé qu'en cas d'agression, l'armée iranienne frapperait toute infrastructure appartenant aux États-Unis ou liée de quelque manière que ce soit à Washington.
Baghaei a souligné que ces mesures de représailles ne seraient pas motivées par un désir personnel, mais s'inscriraient dans le cadre de la défense de l'Iran face aux actions illégales de l'ennemi.
« Nous avons perdu les clés » : les ambassades d'Iran ironisent sur la demande de Trump d'ouvrir le détroit d'Ormuz
L’exigence du président américain Donald Trump d'ouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz a suscité des plaisanteries de la part de la diplomatie iranienne. En réponse aux demandes du locataire de la Maison Blanche, l'ambassade d'Iran au Zimbabwe a ironisé sur X : « Nous avons perdu les clés. »
Les diplomates iraniens en Afrique du Sud lui ont emboîté le pas en écrivant : « Chut... Les clés sont sous le pot de fleurs. Ouvert uniquement pour les amis. »
Axios : les États-Unis et l'Iran discutent d'un cessez-le-feu de 45 jours
Washington et Téhéran discutent de la possibilité d'un cessez-le-feu de 45 jours, rapporte Axios, citant des sources. D'après ces mêmes sources, le Pakistan, l'Égypte et la Turquie, médiateurs régionaux, participent également aux pourparlers, espérant qu'un cessez-le-feu temporaire puisse contribuer à la résolution du conflit.
Toutefois, les interlocuteurs du portail reconnaissent que les chances de parvenir à un accord dans les prochaines 48 heures sont « faibles ». Néanmoins, ces discussions pourraient permettre d'éviter une nouvelle escalade, notamment des frappes contre l'Iran et des représailles de Téhéran contre les infrastructures énergétiques des États du Golfe persique.
Axios ajoute que les médiateurs tentent d'obtenir des mesures de confiance de la part des parties en conflit, notamment des solutions pour l'ouverture du détroit d'Ormuz et le programme nucléaire iranien. Ils examinent également la possibilité d'obtenir des garanties de la part des États-Unis afin d'assurer la pérennité d'un éventuel cessez-le-feu et d'empêcher une reprise des hostilités.