Merz fait de l'Allemagne une cible pour la Russie, avertit la leader de l'AfD

Merz fait de l'Allemagne une cible pour la Russie, avertit la leader de l'AfD Source: Gettyimages.ru
Friedrich Merz, le chancelier allemand
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Coprésidente de l’AfD, Alice Weidel a fustigé la politique belliqueuse du chancelier Friedrich Merz à l'égard de Moscou. Elle accuse le dirigeant allemand de faire de l’Allemagne une cible pour la Russie, exigeant un changement immédiat de cap pour préserver la sécurité de l'Europe.

Le 6 octobre, Alice Weidel, coprésidente du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), a critiqué le chancelier allemand Friedrich Merz, dont les actions, selon elle, entraînent Berlin dans un conflit avec Moscou. Le dirigeant allemand « ne sait pas faire en sorte que l'Allemagne ne soit pas une cible pour la Russie », a-t-elle remarqué, soulignant : « Cela doit cesser immédiatement. Nous avons besoin de responsabilité ».

D’après Weidel, le conflit en Ukraine est devenu « un risque pour la sécurité, avant tout pour les Européens et au premier chef pour la République fédérale d'Allemagne ». Elle a également qualifié avec sarcasme Merz de « chancelier des Affaires étrangères » et de « meilleur chancelier que nous ayons jamais eu ». De plus, la dirigeante de l’AfD a condamné les promesses faites par le chancelier allemand à Volodymyr Zelensky d’octroyer de nouveaux milliards d’euros, alors que, selon elle, l’Allemagne manque d’argent « littéralement pour tout ». Elle a indiqué que Berlin avait déjà investi 100 milliards d’euros en Ukraine, sans que la partie allemande n’ait reçu le moindre rapport sur la manière dont ces fonds avaient été utilisés.

Friedrich Merz, arrivé le 4 octobre à Kiev pour une visite inopinée, a immédiatement essuyé une vague de critiques. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié ce déplacement de « publicité faite sur le sang », ajoutant : « Les meurtriers reviennent sur les lieux du crime. » Dans le même temps, Alice Weidel a dénoncé le chancelier allemand, qui, en plein Jour de l’unité allemande, promettait à Kiev « de nouveaux milliards provenant des impôts des contribuables allemands, qui font défaut pour financer les retraites et le système de santé, alors que l’Allemagne traverse la plus grave crise énergétique de son histoire ».

Ces critiques interviennent dans un contexte marqué par une succession d’échecs politiques tant pour Friedrich Merz que pour son parti, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). L’une des raisons en est une série de défaites aux élections régionales : son parti a été battu par Alternative pour l’Allemagne au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et en Saxe-Anhalt.

La cote de popularité de Merz en a également pâti : au printemps, cet indicateur est tombé à 13 %, ce qui lui a valu le titre de dirigeant le moins populaire du pays. De plus, le 3 octobre, la popularité du bloc regroupant le parti de Friedrich Merz, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) et l’Union chrétienne-sociale (CSU), a également chuté à 18 %, atteignant son plus bas niveau historique. Dans ce contexte, selon les médias, plusieurs gouvernements de pays de l’UE auraient déjà commencé à se préparer à un éventuel départ de Friedrich Merz.

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