Guerre au Moyen-Orient : Washington prolonge sa levée de sanctions contre le pétrole russe
© Shady Alassar/Anadolu Source: Gettyimages.ruLe département américain du Trésor a prolongé jusqu'au 16 mai la suspension d’une partie des sanctions visant l'industrie pétrolière russe. Cette mesure, qui doit permettre de contenir l’envolée des prix des hydrocarbures, sur fond d’agression israélo-américaine contre l’Iran, pourrait concerner plus de 100 millions de barils de pétrole en transit.
Les États-Unis ont prolongé leur levée de sanctions sur la vente de pétrole russe chargé sur des pétroliers avant le 17 avril, selon une dérogation temporaire délivrée par le département du Trésor américain. Elle doit rester en vigueur jusqu'au 16 mai. Cette décision ne s'applique pas aux « transactions » et « activités » liées à l’Iran, la Corée du Nord, Cuba ou la péninsule russe de Crimée, peut-on y lire.
« La prolongation de 30 jours de la levée des sanctions sur le pétrole russe en transit, à laquelle tous les bellicistes se sont farouchement opposés, concernera, comme la dernière fois, plus de 100 millions de barils de pétrole en transit », a réagi sur sa chaîne Telegram Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe pour l'investissement et la coopération économique et directeur du Fonds russe d'investissement direct (RDIF).
Suite au déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran fin février, le trafic maritime via le détroit d'Ormuz, voie par laquelle circulent près de 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde, avait été interrompu. Une situation qui a entraîné une envolée historique des cours de l'énergie sur les marchés.
Sanctions antirusses : « Nous avons appris à agir de manière à minimiser l'impact de ces mesures sur nos intérêts », balaie Peskov
Pour tenter d’endiguer cette flambée, le gouvernement américain avait décidé la levée des sanctions sur le pétrole et les produits pétroliers russes chargés sur des navires avant le 12 mars. Une exemption qui était valable jusqu'au 11 avril. « Nous ne renouvellerons pas la licence sur le pétrole russe », avait déclaré le 15 avril le secrétaire au Trésor Scott Bessent lors d’une conférence de presse.
« Nous vivons sous le poids des sanctions depuis des mois et des années, des sanctions que nous considérons comme illégales au regard du droit international, et nous avons appris à agir de manière à minimiser l'impact de ces mesures sur nos intérêts », avait réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.