Nicolas Sarkozy de retour sur le banc des accusés dans l'affaire du financement libyen présumé

Nicolas Sarkozy de retour sur le banc des accusés dans l'affaire du financement libyen présumé© Capture écran
Nicolas Sarkozy à son entrée au tribunal le 16 mars 2026.
Suivez RT en français surTelegram

Condamné en première instance à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy est jugé en appel à partir de ce lundi 16 mars. L’ancien président nie l’existence d’un «pacte de corruption» avec Mouammar Kadhafi et comparaît devant la cour d’appel de Paris.

L’ancien chef de l’État, déjà incarcéré vingt jours à l’automne 2025, entame un nouveau marathon judiciaire de trois mois. Son équipe d’avocats, renforcée, entend déconstruire le jugement de première instance.

Un faisceau d’indices toujours âprement discuté

Dès l’ouverture de l’audience, la salle de la première chambre de la Cour d’appel de Paris était comble. Nicolas Sarkozy s’est installé au premier rang aux côtés de ses défenseurs. Me Christophe Ingrain et un nouveau venu, Me Sébastien Shapira, ont pour mission de contester point par point les éléments retenus en septembre 2025. Trois associations anti-corruption (Sherpa, Anticor, Transparency International) sont parties civiles.

Ses anciens ministres Brice Hortefeux et Éric Woerth étaient présents ; Claude Guéant, absent pour raisons de santé, fera l’objet d’une expertise médicale.

Le président Olivier Géron a entamé un long rappel des faits, qu'il a lui-même qualifié de « fastidieux ». La note de Mediapart de 2012, les virements de Ziad Takieddine (décédé en 2025), les rencontres secrètes de Claude Guéant et Brice Hortefeux avec Abdallah Senoussi en 2005 et 2006, les contreparties présumées (nucléaire, sécurité, levée de la notice rouge Interpol) : tout va être repassé au crible. « Tout le monde venait chercher son enveloppe », avait déclaré une témoin lors de l’instruction à propos des primes en liquide. L’avocate de l’association Anticor Claire Josserand-Schmidt déplore : « Quand les victimes sont dans la salle, il se montre parfaitement empathique. Évidemment, le traitement qu'il en fait dans les médias et ses livres est totalement différent ».

L’accusation maintient qu’un pacte corruptif a été scellé, la défense martèle de son côté l’absence de preuve matérielle et l’opacité des flux.

Le débat sur les contreparties économiques et diplomatiques, les versions changeantes de Takieddine et le témoignage posthume de Choukri Ghanem occuperont les semaines à venir. La décision est attendue le 30 novembre.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix