Présidentielle 2027 : Cazeneuve «prêt à être candidat», Valls n’exclut pas de se présenter
© Frederic PITCHAL/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ruAprès François Hollande, deux de ses Premiers ministres laissent transparaître leurs ambitions pour la course à l’Élysée en 2027. Auprès du Figaro, Bernard Cazeneuve a affirmé «travailler à l’élaboration d’un projet pour la France». Manuel Valls a, de son côté, déclaré sur BFMTV qu’il «verrait […] à l'automne».
Alors que la présidence Macron s’apprête à entrer dans sa dernière année, la liste des prétendants à l’investiture suprême s’est encore allongée à gauche ce 28 avril. « Je suis prêt à être candidat en 2027 », a déclaré Bernard Cazeneuve dans un entretien au Figaro. Auprès du quotidien, l’ancien Premier ministre (2016 – 2017) a affirmé « travailler à l’élaboration d’un projet pour la France, dans la perspective de l’échéance présidentielle ».
Plus tôt dans la journée, Manuel Valls, qui avait d’ailleurs précédé Bernard Cazeneuve place Beauvau (2012 – 2014) ainsi qu’à Matignon (2014 – 2016), n’a pas exclu de se présenter. « Je verrai ce que je fais à l’automne, tranquillement », a-t-il répondu sur le plateau de BFMTV, alors interrogé sur la pléthore de candidats et potentiels candidats à gauche – dont François Hollande. « Mais je pense que les idées que je défends seront au cœur de la campagne et j’attends des réponses », avait-il poursuivi.
"Je verrai ce que je ferai à l'automne": Manuel Valls n'exclut pas une candidature à l'élection présidentielle 2027 pic.twitter.com/SxuzZ91aue
— BFM (@BFMTV) April 28, 2026
« Je me prépare », avait lancé mi-avril François Hollande, ex-président (2012 – 2017), depuis redevenu député, laissant peu de place au doute quant à ses ambitions pour la prochaine échéance présidentielle. Tout comme Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, le parcours de François Hollande au sein de l’exécutif français reste intimement lié à celui d’Emmanuel Macron. Ce dernier fut en effet son secrétaire général adjoint à l’Élysée, avant d’être ministre de l’Économie sous le gouvernement Valls II.
« Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n’a pas de codes donc pas de limites », avait lancé Manuel Valls dans une interview au JDD, parue à la veille de l’investiture d’Emmanuel Macron et deux jours après que le parti présidentiel lui eut refusé l’investiture pour les législatives. Le mois suivant, celui qui finirait par occuper le poste de ministre des Outre-mer dans les gouvernements Bayrou et Lecornu I, quittait le PS pour rejoindre les macronistes sur les bancs du Palais Bourbon.