Les forces armées iraniennes lancent une vaste riposte contre Israël et des bases américaines au Moyen-Orient
Source: APL’Iran a déclenché une opération de riposte après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre son territoire. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé le lancement de vagues de missiles et de drones en direction d’Israël, tandis que des bases américaines au Moyen-Orient ont également été ciblées.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé le lancement d’une opération de représailles visant Israël et plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient, en réponse aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre le territoire iranien. L’organisation a déclaré qu’« une première vague d’attaques massives par missiles et drones contre les territoires occupés » était en cours, menée en réaction à « l’agression de l’ennemi hostile et criminel ».
Après la première vague revendiquée par le CGRI, une seconde salve a été signalée. L’agence iranienne Tasnim a fait état d’un nouveau lancement de missiles vers Israël, indiquant qu’un certain nombre avaient été tirés en direction du territoire israélien.
L’armée israélienne a confirmé avoir détecté plusieurs lancements depuis l’Iran. Les systèmes de défense aérienne ont été activés et des alertes ont été envoyées à la population. Des sirènes ont notamment retenti à Jérusalem.
À Téhéran, les autorités ont adopté un ton plus ferme. La télévision d’État IRIB a affirmé que l’Iran se préparait à « un puissant et destructeur coup de représailles ». Un responsable iranien a déclaré que la riposte serait « écrasante ». Les autorités iraniennes estiment ne connaître « aucune ligne rouge » dans cette opération et considèrent comme cibles légitimes « tous les objets militaires au Moyen-Orient appartenant à Israël et aux États-Unis ». La riposte ne sera pas limitée dans le temps.
Des installations américaines visées dans le Golfe
Les frappes iraniennes ne se sont pas limitées au territoire israélien. Plusieurs installations militaires américaines dans la région ont également été visées.
L’agence iranienne Mehr a indiqué que des bases américaines situées au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et au Bahreïn avaient été la cible de frappes de missiles iraniennes.
Au Bahreïn, où se trouve le quartier général de la Cinquième flotte américaine, un centre de soutien a été touché par un tir de missile. Des sirènes ont retenti à Manama et l’espace aérien du royaume a été temporairement fermé.
Au Qatar, au moins trois missiles ont frappé la base aérienne d’Al-Udeid, considérée comme la principale installation militaire américaine au Moyen-Orient. Une partie des avions et du personnel aurait été évacuée ces dernières semaines.
Des explosions ont également été signalées au Koweït et à Abou Dhabi. La télévision iranienne IRIB a affirmé que les forces armées iraniennes attaquaient des bases américaines à travers l’ensemble de la région. Par ailleurs, les Houthis ont annoncé rejoindre la campagne militaire contre Israël, élargissant encore le périmètre des opérations.
Mobilisation intérieure et offensive diplomatique
Sur le plan intérieur, les autorités iraniennes ont activé un dispositif national de gestion de crise. Le ministère de l’Intérieur a annoncé la création d’un quartier général chargé de coordonner la réponse face à la « nouvelle agression » des États-Unis et d’Israël. Les gouverneurs ont reçu l’instruction de mobiliser les ressources nécessaires afin de garantir l’ordre public et de répondre aux besoins urgents de la population. Les citoyens ont été appelés à « garder leur calme et leur sang-froid » et à se référer exclusivement aux sources officielles.
Dans le même temps, le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé l’ensemble des États membres de l’ONU à condamner « l’agression » américaine et israélienne, dénonçant une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République islamique.
Au Parlement, le membre du comité de la sécurité nationale Alaeddin Boroujerdi a déclaré que l’opération en cours pourrait conduire à la « chute » de l’État israélien. « Nous espérons que cette opération sera le début de la fin du régime sioniste », a-t-il affirmé.
Les autorités iraniennes présentent cette riposte comme l’exercice d’un droit légitime à la défense face à des frappes visant des infrastructures militaires et civiles. La situation est susceptible d’évoluer dans l’ensemble du Moyen-Orient.