L’île de Kharg, nouvel enjeu stratégique dans la guerre contre l’Iran

L’île de Kharg, nouvel enjeu stratégique dans la guerre contre l’Iran© Getty Images
L'île de Kharg
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Les États-Unis et Israël envisageraient plusieurs scénarios en Iran, dont une opération visant l’île pétrolière stratégique de Kharg. Ce terminal concentre près de 90 % des exportations de pétrole iranien, principalement vers la Chine. Toute action contre ce site pourrait provoquer une escalade régionale et déstabiliser les marchés énergétiques.

La perspective d’une nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient prend de l’ampleur. Selon plusieurs sources citées par le média américain Axios, les États-Unis et Israël auraient discuté de la possibilité d’envoyer des forces spéciales en Iran afin de récupérer un stock de plus de 400 kilos d’uranium hautement enrichi qui aurait disparu depuis la guerre de juin dernier. Parmi les options évoquées figure également une opération visant l’île de Kharg, un site iranien hautement stratégique, non pas pour son programme nucléaire mais pour son rôle central dans l’exportation de pétrole.

Située dans le golfe Persique, à une cinquantaine de kilomètres du port de Bouchehr, l’île de Kharg constitue depuis les années 1960 le principal terminal pétrolier de l’Iran. Ce territoire d’une vingtaine de kilomètres carrés concentre l’essentiel des infrastructures d’exportation du brut iranien. Environ 90 % des exportations pétrolières du pays transitent par ce hub énergétique, ce qui en fait un levier économique majeur pour Téhéran. Les revenus tirés du pétrole représentent en effet une part essentielle du financement de l’État iranien.

Plusieurs scénarios sur la table

Depuis plusieurs années, les autorités iraniennes renforcent l’activité sur l’île en anticipation d’éventuelles tensions régionales. Des stocks de brut y sont régulièrement constitués afin de maintenir les flux en cas de perturbation du trafic maritime. Selon des données d’analystes du secteur, plus de trois millions de barils par jour ont récemment quitté le terminal, un volume particulièrement élevé par rapport à celui des semaines précédentes.

Le principal acheteur de ce pétrole demeure la Chine, qui absorbe l’essentiel des exportations iraniennes sous sanctions occidentales, souvent à prix réduit. Ces cargaisons transitent en grande partie par le détroit d’Ormuz, une artère maritime cruciale pour le commerce énergétique mondial. Malgré les tensions militaires, plusieurs pétroliers auraient continué à quitter l’Iran depuis le début du conflit.

Pour Washington, la question est délicate : des frappes directes sur les installations pétrolières ou la prise de contrôle de l’île pourraient provoquer des représailles iraniennes contre ses bases militaires situées dans les pays du Golfe et accentuer les perturbations du marché énergétique. Certains responsables américains plaident plutôt pour des mesures de pression maritime, comme l’interception de pétroliers ou un blocus des exportations depuis Kharg.

Malgré ces scénarios, l’hypothèse d’une opération terrestre reste incertaine. Le pouvoir iranien semble déterminé à se défendre.

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