Israël reconnaît la profanation d'une statue de Jésus au Sud-Liban par Tsahal
© Getty ImagesUn soldat israélien a vandalisé une statue chrétienne au Sud-Liban, un acte confirmé par l’armée. Cet incident s’inscrit dans une série de profanations déjà observées lors de précédents conflits. Malgré les condamnations officielles, ces actes aggravent les tensions.
L’armée israélienne a reconnu qu’un de ses soldats avait vandalisé une statue de Jésus-Christ dans le sud du Liban, après la diffusion d’une image montrant un militaire frappant la tête de la statue à coups de masse. Le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a également commenté l'incident en déclarant : « La dégradation d’un symbole religieux chrétien par un soldat de Tsahal dans le sud du Liban est grave et honteuse», tout en présentant ses excuses aux chrétiens.
Lebanon |
— Younis Tirawi | يونس (@ytirawi) April 19, 2026
An Israeli soldier smashing the head of a Jesus Christ statue during operations in southern Lebanon. pic.twitter.com/Sj1m16tj9q
La scène, localisée près du village chrétien de Debel, a suscité une vive émotion. Après vérification, l’armée a confirmé l’authenticité du cliché et identifié l’auteur comme l’un de ses soldats, promettant une enquête et des sanctions. Elle a également assuré vouloir restaurer la statue, affirmant ne pas prendre pour cible les symboles religieux.
Un acte non-isolé
Sur le terrain, les autorités locales restent toutefois dans l’incapacité de vérifier les faits de manière indépendante. Le maire de Debel a expliqué qu’il était impossible d’accéder à la zone en raison de la présence militaire israélienne. Cet incident s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par la poursuite des opérations israéliennes malgré un cessez-le-feu temporaire. Des destructions de maisons et des frappes sporadiques continuent d’être signalées dans plusieurs localités du sud.
Surtout, cet acte n’est pas isolé. Lors de précédentes offensives, notamment en 2024, des soldats israéliens avaient déjà été accusés de profanations similaires, visant des églises, des monastères ou des statues religieuses. À Deir Mimas ou Yaroun, des images avaient montré des dégradations volontaires de lieux de culte, alimentant un sentiment de colère et d’incompréhension au sein des populations locales. Par ailleurs, plusieurs édifices religieux ont été endommagés ou détruits au fil des bombardements.
Si les autorités israéliennes condamnent officiellement ces comportements, leur répétition interroge sur leur caractère ponctuel ou systémique. Dans un contexte où Israël cherche à imposer une zone tampon au Liban-Sud, ces incidents contribuent à détériorer davantage le climat déjà fragile entre les populations locales et les forces présentes sur le terrain.