Guerre au Liban : plus de 30 morts dans des frappes israéliennes selon Beyrouth, Tsahal appelle à l’évacuation d’une cinquantaine de villages
© Getty ImagesLes 26 et 27 mai ont été marqués par la mort d'une trentaine de personnes et l’évacuation de plus de 50 villages au Liban. Israël intensifie sa guerre, alimentant les craintes d’une extension du conflit terrestre.
Plus de 50 villages ont été touchés par des ordres d’évacuation ou des déplacements forcés entre les 26 et 27 mai, provoquant un exode massif de populations dans le sud du Liban et la Békaa. Une trentaine de morts ont été recensés aux mêmes dates à la suite de frappes israéliennes, accentuant le climat de panique généralisée, notamment autour de Nabatieh et des zones rurales fragilisées par des mois de frappes. Cette montée brutale de la violence intervient dans un contexte politique déjà hautement inflammable.
Après une journée d'escalade meurtrière sur le Sud-Liban et la Békaa, le ministère de la Santé a indiqué que les attaques israéliennes ont fait 31 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés.
Selon le Hezbollah, un éventuel accord américano-israélien incluant une désescalade régionale jouerait en faveur de ses alliés et de sa stratégie. Dans ce cadre, le chef du Hezbollah a promis de recourir à la « rue » pour s’opposer fermement à toute tentative de désarmement de sa milice.
Dans la foulée, Israël a multiplié les frappes dans le sud et l’est du pays, tout en ordonnant des évacuations dans plusieurs localités, notamment Nabatieh, provoquant un mouvement de panique jusque dans la banlieue sud de Beyrouth. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a promis d’intensifier les opérations contre le Hezbollah.
L’escalade actuelle fait écho aux précédents épisodes de tension, notamment ceux du 8 avril, lorsque des frappes massives avaient déjà modifié le rapport de force. Aujourd’hui, la destruction d’infrastructures, les déplacements massifs et l’extension des zones évacuées laissent craindre une possible reprise d’opérations terrestres et une consolidation des positions israéliennes au sud et au nord du Litani.
Enfin, cette montée de violence intervient à la veille de discussions militaires sensibles entre le Liban et Israël à Washington, dans un climat de défiance totale. Entre pression militaire, crispation diplomatique et effondrement humanitaire local, la situation reste extrêmement volatile.