Attaque ukrainienne à Briansk : les missiles Storm Shadow n’auraient pas été tirés sans l’aide d’experts britanniques, souligne Peskov

Attaque ukrainienne à Briansk : les missiles Storm Shadow n’auraient pas été tirés sans l’aide d’experts britanniques, souligne Peskov Source: Sputnik
Des conséquences de l'attaque ukrainienne à Briansk
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Alors que le bilan de l’attaque ukrainienne contre la ville russe de Briansk s’alourdit, le porte-parole du Kremlin a pointé du doigt, ce 11 mars, l’aide britannique à Kiev et a annoncé que l’armée russe décidera de la réponse à apporter.

« L’opération militaire spéciale suit son cours. Elle doit se poursuivre et aboutir à un succès, afin que de tels actes ne se reproduisent plus jamais à l’avenir et pour exclure le danger de voir le régime de Kiev les commettre à nouveau », a déclaré ce 11 mars le porte-parole du Kremlin, au lendemain d’une attaque de missiles menée par les forces ukrainiennes contre la ville russe de Briansk.

« Nous nous opposons aux attaques contre les civils et les infrastructures civiles », a déclaré auprès d’une agence russe Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies. Ce simple rappel d’une position de principe a provoqué la colère de la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, qui a fustigé au micro de Sputnik « l’ukrainisation du Secrétariat de l’ONU ».

Six personnes ont été tuées et 42 blessées, a annoncé en milieu de matinée sur Telegram, le gouverneur de la région éponyme, Alexandre Bogomaz, rehaussant un précédent bilan de 36 blessés après cette attaque qui a impliqué sept missiles de croisière franco-britannique Strom-Shadow.

« Il est évident que le lancement de ces missiles n’aurait pas été possible sans l’aide d’experts britanniques. Nous en sommes parfaitement conscients et nous en tenons bien sûr compte », a fustigé Peskov, qui a notamment ajouté que l’armée russe « déciderait » de la réponse à apporter.

Des frappes qui changent « considérablement l'essence » du conflit

Opérer de telles armes requiert en effet un soutien direct de la part du pays concepteur. Un « accompagnement­ » qu’avait d’ailleurs mis en avant l’ex-chancelier allemand Olaf Sholz pour justifier son refus d’autoriser la livraison à Kiev des missiles Taurus, équivalents allemands des Storm Shadow.

Un état de fait qu’avait également souligné Vladimir Poutine en septembre 2024, estimant que l’emploi de ces armes occidentales pour frapper le sol russe changerait « considérablement l’essence et la nature même du conflit ».

Deux mois plus tard, dans la foulée de la mise à jour de la doctrine nucléaire russe, évoquant l’autorisation en Occident de ces tirs contre la Russie, le président russe avait annoncé le succès du premier tir du missile Orechnik. « Il y aura toujours une réponse », avait assuré le chef d’État.

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