L'Iran renforce ses défenses sur l'île de Kharg face à une possible descente américaine et exige l'inclusion du Liban à tout accord de paix : derniers développements du conflit au Moyen-Orient
Source: Gettyimages.ruAlors que Washington envisage de s'emparer de l'île de Kharg, dans le golfe Persique, Téhéran renforce ses défenses en y déployant des troupes et de la défense aérienne, selon les médias. L'Iran insisterait sur l'inclusion du Liban à tout accord avec les États-Unis et Israël, alors que la crise dans la région persiste.
Le président iranien a remercié en russe Poutine et le peuple russe pour leur soutien dans la guerre contre les États-Unis et Israël
Le président iranien Massoud Pezechkian a exprimé sa gratitude aux autorités et au peuple russes pour leur soutien dans la guerre contre les États-Unis et Israël. « Les messages du président Poutine et le soutien du peuple russe nous inspirent dans cette guerre. La résistance et le courage du peuple iranien promettent de nouveaux liens qui permettront aux pays de la région d’assurer la sécurité de l’Asie de l’est. Au nom du peuple iranien, je remercie le gouvernement et le peuple russes », a-t-il écrit en russe sur X.
L'Iran continuera de se défendre conformément au droit international jusqu'à l'élimination de la menace
L'ambassadeur d'Iran à Moscou, Kazem Jalali, a réaffirmé la volonté de l'Iran d'exercer son « droit inaliénable » à la légitime défense jusqu'à ce que la source de la menace soit complètement éradiquée. Il a également réitéré les exigences de Téhéran pour un cessez-le-feu durable, soulignant la nécessité d'une cessation définitive de l'agression et du terrorisme, de garanties objectives de non-répétition, d'une réparation intégrale des dommages et du respect de la juridiction iranienne dans le détroit d'Ormuz afin de garantir la sécurité maritime internationale.
Kazem Jalali a insisté sur le fait que, dans le respect des efforts des médiateurs, une paix juste ne dépend que du respect de ces conditions et obligations.
À Beyrouth, des centaines de manifestants protestent contre l’expulsion de l’ambassadeur iranien
Une foule s'est rassemblée devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth pour protester contre la décision du gouvernement libanais d’expulser l’ambassadeur iranien.
Brandissant des drapeaux iraniens, libanais et du Hezbollah, les manifestants ont encerclé le bâtiment, dénonçant une décision qu’ils jugent injustifiée.
Interrogés par le correspondant de RT, Igor Kourachenko, les manifestants ont affirmé que la décision des autorités libanaises était erronée, soulignant que l'Iran a toujours soutenu le Liban et n'a jamais été hostile au peuple libanais.
L'Iran « supplie » les États-Unis de conclure un accord, lance Trump
Lors d’une réunion à la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé que l’Iran « suppliait » les États-Unis de conclure un accord, évoquant une « défaite cuisante » de Téhéran.
Selon lui, les autorités iraniennes se tourneraient désormais vers Washington pour négocier, estimant qu’un éventuel accord dépendrait principalement de décisions prises à Téhéran. Il a également avancé qu’un tel accord pourrait conduire à la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le président américain a par ailleurs déclaré que l’Iran s’apprêtait à remettre huit pétroliers aux États-Unis, une mesure qui, selon lui, viserait à démontrer le « sérieux » de Téhéran. Il a évoqué la possibilité que ces navires battent pavillon pakistanais et n’a pas exclu une prise de contrôle du pétrole iranien par Washington.
Sur le plan économique, Trump a estimé que les conséquences de l’opération militaire contre l’Iran s’étaient révélées « moins graves que prévu », indiquant qu'il s'attendait à une hausse plus marquée des prix du pétrole et à une chute beaucoup plus brutale du marché boursier.
Il a également assuré que la campagne militaire progressait plus rapidement que prévu.
Israël met en œuvre ses projets d'invasion du Liban, avertit Erdogan
Le président Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué l'administration israélienne, la qualifiant de « réseau génocidaire aveuglé par la haine » pour ses actions au Moyen-Orient.
Il a souligné que Tel Aviv plongeait la région dans les plus graves troubles du siècle, affirmant que la guerre déclenchée contre l'Iran enveloppait la région de « sang et de poudre ».
Le dirigeant turc a également averti que le gouvernement de Benjamin Netanyahou ciblait non seulement l'Iran, mais aussi le Liban, mettant progressivement en œuvre ses projets d’invasion.
Poutine : un conflit « imprévisible comme le coronavirus » et aux effets économiques majeurs
Le président russe Vladimir Poutine a comparé le conflit au Moyen-Orient à la pandémie de coronavirus, estimant que ses conséquences restent difficiles à anticiper, y compris pour les acteurs directement impliqués.
« Il me semble que les parties engagées elles-mêmes ne sont pas en mesure de prédire quoi que ce soit. Et pour nous, c’est encore plus difficile », a-t-il déclaré, soulignant le degré d’incertitude entourant l’évolution de la situation.
Selon lui, le conflit provoque déjà des perturbations importantes, affectant la logistique, la production et les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, des métaux et des matières premières.
Appel à la prudence
Dans un contexte de hausse des prix du pétrole et de forte volatilité des marchés, Poutine a appelé à la prudence.
« Si aujourd’hui les marchés ont basculé dans un sens, ils peuvent évoluer dans l’autre, le lendemain », a-t-il averti, évoquant également le risque d’une érosion des recettes d’exportation.
Il a mis en garde contre la tentation de tirer profit à court terme de la conjoncture, au risque de fragiliser les équilibres économiques.
« À l’heure où les prix des produits de notre exportation traditionnelle sont en hausse et que les marchés sont en pleine tourmente, la tentation peut surgir de profiter de la situation, d’engranger des revenus conjoncturels et, pour ainsi dire, de les dilapider, de les distribuer pour verser des dividendes ou, s’agissant de l’État, de gonfler les dépenses budgétaires », a-t-il souligné.
Bouchehr : plus de 300 Russes encore sur place, Rosatom poursuit les évacuations
Le directeur de Rosatom, Alexeï Likhatchov, a qualifié de « tendue » la situation à la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran.
Il a indiqué qu’un peu plus de 300 employés russes se trouvaient encore sur le site, précisant qu’un nouveau groupe d’évacués devrait quitter l’Iran pour Moscou dans la nuit du 26 au 27 mars.
D’autres départs sont attendus, selon Likhatchov.
Netanyahou revendique « l’élimination » du commandant naval du CGRI
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé qu’Israël avait « éliminé » le commandant naval du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qu’il a présenté comme l’un des instigateurs du blocus du détroit d’Ormuz.
Il a également mis en avant la coopération entre l’armée israélienne et les forces américaines, ajoutant que les attaques israéliennes contre des cibles en Iran se poursuivent.
L'Iran a frappé Israël et des bases américaines aux Émirats arabes unis et au Koweït, selon le CGRI
L’armée iranienne a ciblé des bases américaines aux Émirats arabes unis et au Koweït, ainsi que des objectifs dans le centre de Tel Aviv, à Haïfa et dans les zones situées au nord et au sud de Kiryat Shmona, rapporte la télévision d'État iranienne, citant le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Selon le communiqué, les frappes ont visé des centres de commandement, des stations radar et des infrastructures liées aux drones des forces américaines et israéliennes.
Le CGRI annonce la destruction d’un chasseur F-18 américain
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir abattu un avion de chasse américain de type F-18 au-dessus de l’Iran. Selon son service de presse, l’appareil s'est ensuite abîmé dans l’océan Indien.
L'agence de presse Fars avait précédemment diffusé une vidéo montrant un missile percutant l'avion. D'après l'agence, ces images attestent de la destruction du chasseur.
Les États-Unis n'ont pas encore commenté cette déclaration.